L’arrivée de bébé, évènement merveilleux s’il en est, dans la vie de jeunes parents, leur fait très souvent réaliser que la nature, en leur faisant ce cadeau, a oublié l’accessoire indispensable qui devrait accompagner ce moment : une deuxième paire de bras.
Que l’on soit déjà parents ou que l’on envisage de le devenir, il n’aura échapé à personne que le nourrisson montre souvent à ses parents qu’ils sont l’habitat idéal dont il a besoin pour grandir.
La transition entre « dedans » et « dehors » n’est, en effet, pas chose évidente pour nos petits et, pour certains, elle est manifestement trop brutale. L’accompagnement bienveillant et la disponibilité sont pour beaucoup les qualités les plus importantes dont devraient être dotés les parents dans les moments « difficiles ».
Seulement voilà, la disponibilité c’est bien beau, mais le quotidien, bien rempli avant l’arrivée de bébé, ne s’est pas allégé. Pour peu que l’on ait d’autres enfants, il a même tendance à devenir très vite surchargé. Et c’est souvent là (si ce n’était pas déjà fait pour les plus prévoyants) que germe l’idée de trouver cette deuxième paire de bras manquante.
Trouver un outil qui permette de gérer bébé et tout le reste peut devenir indispensable pour ne pas se sentir dépassé par les évènements.
De quel outil parle t’on ? De celui qui permettra au porteur et au porté de passer de longs moments en sécurité, confort et reconnaissance. Ce qui élimine assez rapidement les porte-bébés classiques, type « harnais » ou « kangourou ». Pour ceux et celles qui ont déjà eu le bonheur de s’y essayer, le souvenir n’était peut-être pas impérissable, voire douloureux… Ce genre de produit, dont la conception se base sur…on ne sait pas trop quoi d’ailleurs, est à utiliser avec modération pour le bien du porteur et surtout du porté.
Nous parlons donc ici d’outils présentant les qualités requises pour ménager le dos du porteur et permettre au bébé d’être porté de manière « physiologique », c’est à dire en respectant le mieux possible son développement.
Qui dit portage « physiologique » dit outil « physiologique ». Parmis ceux qui existent, l’un d’entre eux revient souvent dans la sphère de la puériculture : l’écharpe de portage.
Lorsque l »on entre pour la première fois de sa vie le mot « écharpe de portage » dans un moteur de recherche, on est souvent désemparé par la quantité vertigineuse de pages qui s’affiche.
Et là, le futur porteur se trouve confronté au premier obstacle de sa pratique : la difficulté du choix de cet outil, justement causé par la diversité de l’offre : que choisir ? comment choisir ?
Pour certains, c’est le prix qui influera sur la décision. Pour d’autres, ce sera l’aspect esthétique ou la facilité d’utilisation (mais là encore, comment s’y retrouver ?). Si on veut creuser un peu plus pour se tailler un chemin dans cette jungle, on peut s’aventurer à parcourir les forums dédiés aux jeunes parents, où chacun ira de son avis et de sa propre expérience. Parfois, on ose arrêter dans la rue la maman qui porte son bébé contre elle pour lui demander son avis…
Puis, on prend enfin une décision et on se lance. L’achat se fera en ligne ou en boutique (sur les conseils plus ou moins avisés du vendeur, selon l’enseigne). Il n’y a plus qu’à déballer la chose et l’apprivoiser.
C’est parfois à ce stade que l’on se trouve confronté au deuxième obstacle de sa pratique : l’utilisation de l’outil. Plus ou moins évidente en fonction du type d’écharpe que l’on aura finalement choisi, elle n’est pas toujours d’une évidence fulgurante.
Souvent très longue, elle peut impressionner les futurs utilisateurs qui la déploient. Pour dompter la bête, l’étape suivante consiste à s’emparer de la notice et de suivre scrupuleusement les instructions. Avec un peu de chance, elle est claire, avec des explications détaillées et des consignes de sécurité complètes (ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les écharpes et certains fabriquants devraient parfois avoir un peu plus de déonthologie).
Cela dit, même bien faite, une notice doit être bien comprise pour réussir ses premiers essais. Ils sont généralement toujours intenses ! Il faut gérer le tissu, le bébé et les émotions du porteur. Les premières tentatives sont souvent garantes de l’adoption de l’outil. Si tout s’est bien passé (s’entend d’une situation où le bébé a eu l’air de se plaire tout de suite et le porteur n’a pas eu mal au dos), il y a de bonnes chances pour que le portage dure quelques mois. Si le bilan a été moins positif, l’écharpe finira dans un placard ou sur un site de vente d’occasion.
Pour ceux et celles qui vivent en milieu urbain et qui croisent des parents porteurs, il est facile de constater que les écharpent se multiplient. Ce signe encourageant pour le bien être des bébés doit tout de même être pondéré par la qualité des portages réalisés… A 50% le nourrisson (et lui en particulier compte tenu de sa tonicité réduite) y est mal installé. Pourquoi ? Probablement parce que les utilisateurs n’ont pas les bonnes clés pour porter et se contentent de se satisfaire que bébé ne tombe pas, ce qui est une condition préalable mais certainement pas suffisante.
Ce constat n’a pas pour but de décourager les parents qui voudraient se lancer dans cette belle aventure (car s’en est une !) mais de leur faire prendre conscience que c’est une technique accessible mais exigeante, ce qui n’est pas incompatible.
Cette technique peut s’apprendre seul avec sa notice, avec des amis, avec internet…mais mieux encore pour trouver plus rapidement et plus sûrement ses gestes, avec des spécialistes formés à la transmission du portage. Ils (Elles) sont généralement les plus qualifié(e)s pour guider intelligement les parents dans leurs premiers pas, pour répondre à leur questions, proposer des solutions adaptées à chacun et leur donner confiance
Car, en fin de compte, c’est ça qui est important : rendre les parents compétents pour le plus grands bien de leurs enfants !
